Eté 14 – Les derniers jours de l’ancien monde

juil 05, 2014 Rubrique: La Grande Guerre
Raymond Poincaré

Raymond Poincaré

Course à la guerre

Guillaume II empereur d'Allemagne

Guillaume II empereur d'Allemagne

- Le  5 juillet 1914, l’empereur allemand Guillaume II reçoit à Berlin l’envoyé du ministre austro-hongrois . Le gouvernement de François-Joseph Ier à Vienne ( Autriche -Hongrie) veut punir les Serbes pour Sarajevo. Le Kaiser assure l’Autriche-Hongrie de son soutien.

Mais l’attentat de Sarajevo est oublié de l’opinion européenne. L’émotion est retombée. Le reste de l’Europe réagit peu.

- Le président de la République française Raymond Poincaré est en visite officielle chez son allié le tsar Nicolas II ( petit-fils de la reine Victoria d’Angleterre et le cousin de l’empereur Guillaume II ) . Poincaré lui témoigne son soutien dans le problème austro-serbe.
Cette amitié franco-russe permet de prendre l’Allemagne en étau. La France craint la montée en puissance de l’Empire allemand et veut récupérer ses provinces perdues en 1870, l’Alsace et la Lorraine.

Au congrès du Parti socialiste qui se tient à Paris, Jean Jaurès a fait voter une motion qui prévoit  » la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée », en cas de guerre.

- Le soir du 23 juillet, l’ultimatum de  Vienne est remis au gouvernement serbe. Elle ne menace la Serbie d’aucune annexion mais exige l’engagement de Belgrade sur dix  points précis.
Le gouvernement serbe a 48 heures pour répondre. Il est disposé à accepter.
Mais le tsar de Russie attend de son allié serbe qu’il fasse front à Vienne. Le régime est miné par l’agitation révolutionnaire. Par solidarité slave, l’empire des Romanov se pose en protecteur naturel des peuples des Balkans.

Georges V, roi d'Angleterre et le tsar de Russie Nicolas II

Georges V, roi d'Angleterre et le tsar de Russie Nicolas II

François-Joseph Ier

François-Joseph Ier

- Le 25 juillet, l’ambassadeur serbe avertit son gouvernement que Nicolas II soutient la Serbie et a  annoncé  « une période de préparation à la guerre ». Cette guerre pourrait lui rendre son prestige et il a le soutien de la France.
Les Serbes refusent alors l’accord proposé et mobilisent leur armée.

- Le gouvernement de Londres ne veut pas de guerre, sauf si la Belgique était attaquée. Winston Churchill, premier lord de l’Amirauté dit de l’ultimatum : « C’est le document le plus insolent de son espèce qui ait jamais été rédigé. »

- Le chancelier allemand avertit les gouvernements de Londres, Paris et Saint-Pétersbourg que l’attitude du tsar pourrait obliger les Allemands à mobiliser.

- Le 28 juillet Vienne déclare la guerre à Belgrade. La moitié de l’armée russe est déjà sur le pied de guerre.

La machine de la guerre s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter. Le jeu des alliances entraîne l’Europe dans une guerre que l’on imagine violente, certes, mais brève…

l'équilibre européen

l'équilibre européen

L’Europe en 1914

L'Europe en 1914

L'Europe en 1914

« Les États-nations aux institutions démocratiques profondément enracinées, comme la France ou le Royaume-Uni, voisinent avec des empires mosaïques confrontés à la question des nationalités et des religions, comme l’Autriche-Hongrie ou l’Empire ottoman. De jeunes états, nés des mouvements nationalistes du XIXe siècle, comme l’Allemagne ou l’Italie, sont parfois mal stabilisés dans leurs frontières ou dans leurs institutions, comme la Serbie ou la Bulgarie. »

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