Apollinaire

juin 01, 2016 Rubrique: Chanson, La Grande Guerre, Musique

Apollinaire poète soldat.

Il y a cent ans, le 17 mars 1916, Guillaume Apollinaire est grièvement blessé à la tête.
« Bombardement. Je lisais à découvert au centre de ma section le Mercure de France, à quatre heures, un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce mon casque et me troue le crâne. »

Il  vient d’être naturalisé français. Il avait fait  cette demande afin de pouvoir s’engager. Il écrit à sa fiancée Madeleine:
« On va en ligne tout à l’heure, je t’écris en toute hâte, casqué, et ne sais pas bien ce que l’on va faire. »
Il avait demandé à partir au front car Lou (la comtesse Louise de Coligny-Châtillon), son amour d’alors en aimait un autre.
Il arrive le 6 avril 1915 sur le front de Champagne.

Le 10 décembre, 1915 , il écrit :
« La vie de fantassin est peu enviable. Elle est à peine supportable comme officier et il y a tous les risques… Quelle effroyable boue dans les effroyables boyaux ! »

Au  bois des Buttes , les bombardements sont incessants et les pertes françaises considérables.
Le 15 mars 1916 :
« Pas dormi de la nuit. Pas de description possible. C’est inimaginable. »
« Mais il fait beau. Je pense à toi. On couche à la belle étoile. Vu ce matin un gentil petit écureuil qui grimpait qui grimpait. »
« Je suis fatigué et gai à la fois. J’ai la bouche pleine de sable. Je ne sais si on aura des lettres ce soir, je le souhaite. »
Blessé à 16 heures  Apollinaire est amené au poste de secours  où il est pansé à 17 heures. Evacué, il est opéré.
« Je n’ai pas mal, cependant j’ai toujours dans la tête cet éclat qui n’a pu être retiré. »
Son état s’aggrave et il est transféré à Paris où il est trépané le 9 mai.
Toujours affaibli par sa blessure, il meurt  de la grippe espagnole, deux jours avant l’armistice, le 9 novembre 1918.
La grippe espagnole  a fait  près de trois millions de morts en Europe dont plus de 200 000 en France.
Pendant sa dernière nuit, Guillaume Apollinaire est veillé par ses amis Max Jacob, Jean Cocteau et Picasso.
Il est enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise le 13 novembre 1918 avec les honneurs militaires et est déclaré « Mort pour la France ». source « savoir c’est se souvenir »

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