Bonnard au Musée d’Orsay

Le Musée d’Orsay célèbre Pierre Bonnard

« Peindre l’Arcadie »

Pierre Bonnard, artiste  français du  XXe siècle fut à la fois  peintre,  graveur,  photographe, illustrateur et sculpteur.
Des panneaux décoratifs , des scènes intimistes, de petits  tableaux, des  grands  formats sont présentés au  Musée d’Orsay jusqu’au 19 juillet à Paris.
On y découvre Bonnard photographe: de toutes petites images, qui lui ont parfois servi de modèle.
Bonnard disait de  lui « je ne suis d’aucune école ».

Les Nabis
« Pierre Bonnard (1867-1947) appartient à une génération d’artistes qui a succédé à l’impressionnisme sans le connaître. Son modèle est Gauguin et sa passion l’estampe japonaise. Pendant cette décennie il développe un style essentiellement décoratif où les motifs s’emboîtent et se plient dans un réseau complexe de lignes en arabesques et de taches de couleurs vives.
Ses sujets favoris sont tirés de la vie intime et du monde contemporain. »
Plusieurs de ses grands décors ont été réunis. Dès sa jeunesse, Bonnard avait peint des panneaux décoratifs. A 20 ans, il crée avec ses amis le groupe des Nabis (« prophètes » en hébreu).  Il peint des paravents, des formats verticaux.

L’imprévu
« La fantaisie de Bonnard et le désir d’échapper à tout système introduisent une part d’étrangeté dans sa peinture où la présence d’éléments incongrus ou d’apparitions furtives augmentent le mystère du sujet. La bizarrerie naît d’un brouillage des repères spatiaux. Un Bonnard secret et complexe se dévoile dans ces éléments décalés. Proche d’Alfred Jarry, il conserve critique et humour. « 

Intérieur
« Il s’intéresse au thème de l’intimité au début des années 1890, probablement sous l’influence de Vuillard. Ses intérieurs, avec ou sans personnages, renvoient à la tendresse maternelle, la solitude, l’incommunicabilité, l’érotisme. Impression d’enfermement des personnages. Jeu de miroirs. Surplomb et contre-plongée. « 


La toilette
« De nombreux tableaux de Bonnard invitent à surprendre un moment d’abandon et de naturel d’une femme à sa toilette. La plupart de ces nus sont posés par sa compagne Marthe. »
En 1925, quand il épouse Marthe, sa maîtresse René de Monchaty se suicide. Bonnard va alors commencer à peindre des nus dans le bain d’une raideur morbide.

Portraits
« Ces tableaux sont un mélange d’observation et de subjectivité , de ressemblance et de déformation, de banalité et d’embellissement. Les plus intenses sont les autoportraits qu’il ne destine qu’à lui-même. »
Le Boxeur inaugure une série d’autoportraits que Bonnard réalise face à un miroir alors qu’il est âgé de plus de 60 ans.

Bonnard en Normandie
Il achète une maison à Vernonnet. Quand il commence à séjourner en Normandie et à côtoyer Claude Monet,  la nature rentre dans ses tableaux, par les fenêtres, les vues depuis la terrasse. Il cadre ses paysages depuis le balcon de la façade de sa maison ou de son atelier surplombant son jardin sauvage. Les couleurs fusionnent. Il veut rendre son émerveillement en observant Marthe , ses chats, ou son jardin en fleurs.
Il peint de nombreuses scènes familiales dans le jardin de la maison du Grand-Lemps en Isère.
Il met en scène le thème de la toilette. Grâce au miroir, Marthe, sa compagne, est vue à la fois de face et de dos.« La toilette rose »
Mais , jusqu’à la fin de sa vie, il a peint son rêve d’un paradis perdu. Son dernier tableau de  1947, à 80 ans est « un amandier en fleurs. »




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