Calamity Jane
Martha Canary surnommée Calamity Jane née en 1852 dans le Missouri est connue dans toute l’Amérique à la fin du XIXème siècle.
C’est la première héroïne « made in USA ».C’est une légende de l’Ouest américain.
Elle jurait, buvait et tirait comme un homme, chapeau de cow-boy sur la tête et fusil à la main. Mais à la ville elle portait des robes.
C’était une femme imposante au regard dur.
Elle fut l’héroïne de feuilletons et pièces de théâtre.
En 1877, un journaliste la décrivait ainsi:
« Elle s’exprime bien, n’imite personne: elle est l’original d’elle-même, méprise l’hypocrisie et elle fond facilement en larmes.
Elle est sociable , et pourtant quand elle s’anime, elle a toute l’audace du lion ou du diable en personne. »
Jane était un surnom pour les femmes de basse condition. Calamity faisait référence aux troubles à l’ordre public qu’elle provoquait. Une autre version raconte que c’est un capitaine qui la baptisa « Calamity Jane, l’héroïne des plaines. »
Elle rencontre Wild Bill Hickok qui est tué d’une balle dans la tête dans un saloon. Il semble n’avoir été qu’un ami, mais elle souhaitera être enterrée auprès de lui.
Elle se maria trois fois.
Elle-même orpheline, a eu un fils mort-né et une fille qu’elle a fait adopter.
Elle fut cavalière pour le Pony Express, convoyeuse de marchandises et de bétail , éclaireuse pour l’armée du général Georges Custer dans sa campagne contre les Indiens, chercheuse d’or, cuisinière pour les ouvriers du chemins de fer ou pour les cow-boys dans des ranchs, infirmière pendant une épidémie de variole, joueuse de poker, tenancière d’hôtels… Elle a arpenté le Wyoming, le Dakota, le Montana, le Colorado et bien d’autres contrées des Etats-Unis.
Elle a aussi été blanchisseuse dans des bordels.
Elle participa ensuite à plusieurs spectacles centrés sur le mythe de l’Ouest américain.
« Ce n’était pas une féministe, simplement une tête brûlée qui ne revendiquait rien et est devenue le symbole de la première femme libérée des Etats-Unis ».
Mais elle était ingérable quand elle buvait. Elle mourut en 1903 à 47 ans dans la misère. Sa mort fut un évènement et il y eut foule à son enterrement.
Sa devise: « Tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse tranquille pour aller en enfer à ma façon. »
A la fin des années 1990 parut « Calamity Jane, lettres à sa fille ». On ne put jamais vérifier l’authenticité de l’ouvrage. Calamity Jane était probablement analphabète.
Une exposition lui a été consacrée au Musée de la Poste à Paris jusqu’en mars 2012 ainsi qu’une biographie
« Calamity Jane – Mémoires de l’Ouest » par Gregory Monro© Editions Hoëbeke.
Avec Clémentine Célarié et Yvan Le Bolloc’h.
Tout le monde connaît Calamity Jane, mais personne ne connaît vraiment son histoire.Entre cow-boys et indiens, sur son cheval Satan, Calamity rencontre Bill Hickock avec qui elle essaiera d’être une épouse modèle, pour finir par écrire une des premières pages de la libération de la femme.
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Bien différente de la Calamity rencontrée dans Lucky Luke…..