Archive for the 'La Grande Guerre' Category

Hiver 1916-1917 sur le front.

jan 06, 2017 Rubrique : La Grande Guerre
Hiver 1916-1917 sur le front. L’hiver 1916-1917 fut l’un des plus froids depuis 50 ans. Le premier hiver de la guerre avait été froid lui aussi, mais on n’atteignit pas de pareilles températures. Les hommes ne disposaient que de quelques couvertures. On leur avait donné « des pantalons de velours à grosses côtes », « des galoches fourrées en peau de vache » et « un manteau en peaux de mouton ». « L’année suivante, les soldats étaient bien mieux armés contre la rigueur des hivers, chaussés de hautes bottes fourrées, vêtus d’un long manteau, chaudement gantés et coiffés d’un passe-montagne. » Mais durant l’hiver 1916-1917 leur équipement ne les protégeait plus du froid.« Du 6 janvier au 16 février 1917, près d’un mois et demi durant, les températures maximales ne dépassèrent pas les 5°C. » Le nord-est de la France ne connut pas le dégel pendant plusieurs semaines. Il fit... Lire la suite

La chanson de Craonne 1917

juil 03, 2016 Rubrique : La Grande Guerre, Poésie, Chanson, Musique
1917 – La « Chanson de Craonne », ou la contestation en chanson Un courant contestataire se fait jour parmi les soldats pour dénoncer les massacres inutiles. Le général Nivelle est  accusé d’envoyer ses troupes se faire tuer. La « Chanson de Craonne » en est le symbole. C’est un texte anonyme, qui reprend la musique d’une chanson  d’avant-guerre .Elle se diffuse oralement, de manière clandestine. La Chanson de Craonne est rapidement interdite par le commandement militaire. Ceux qui la chanteront  ou l’afficheront  passeront au peloton d’exécution… « La chanson de Craonne », dans l’interprétation de Marc Ogeret paroles Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé, On va r’prendre les tranchées, Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile. Mais c’est bien fini, on en a assez, Personn’ ne veut plus marcher, Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot On dit adieu aux... Lire la suite

Fort de Vaux

juin 04, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
Fort de Vaux, couloir de l'infirmerie Fort de Vaux « A deux mille six cents mètres au sud-est du fort de Douaumont, légèrement en contrebas, de l’autre côté d’un ravin, s’élevait le fort de Vaux. A la fin de mai 1916, le boyau par lequel on arrivait à ce fort était un charnier. Les cadavres casqués, leurs mains noircies serrées sur un fusil ou sur un manche de pelle, vous regardaient passer, les yeux grands ouverts, à cause des corbeaux. La chaleur n’arrangeait rien ; en passant, on faisait lever des nuages de grosses mouches. Depuis plusieurs jours, le fort recevait huit mille obus par jour. Un obus à gaz toxique tombait toutes les cinq secondes devant chaque ouverture. Pour empêcher le plus possible ces gaz de pénétrer, les défenseurs avaient bouché de nombreuses ouvertures à l’aide de sacs de terre. A l’intérieur, la lueur des quinquets à pétrole perçait à peine l’obscurité. Fort de Vaux, le... Lire la suite

Lettre d’une infirmière à Verdun

mai 31, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
Verdun - Blessé dans la boue. Crédit photo Exposition "De boue et de larmes" Lettre d’une infirmière à Verdun Lettre d’une infirmière de l’ambulance n° 3 de Chaumont-sur-Air. « Les blessés ont afflué pendant toute la semaine et, malgré mon imagination, je n’avais jamais prévu une telle horreur et des plaies aussi abominables. Nous étions couvertes de sang et nous nagions dedans. Les chirurgiens (ils sont au nombre de cinq) amputaient et trépanaient dix-huit heures par jour. Nous avons eu cent morts en six jours. Le samedi, les taubes sont venus nous repérer avec une telle insistance qu’on a préparé l’évacuation de tout l’hôpital, mais nous sommes restés jusqu’au lundi. Ce jour-là, pendant que les quatre salles d’opération fonctionnaient, un taube est venu, a lancé une fusée indicatrice sur la voie de chemin de fer et les obus sont arrivés, encadrant l’hôpital sans ... Lire la suite

Apollinaire

mar 18, 2016 Rubrique : La Grande Guerre, Poésie, Chanson, Musique
Apollinaire poète soldat. Il y a cent ans, le 17 mars 1916, Guillaume Apollinaire est grièvement blessé à la tête. « Bombardement. Je lisais à découvert au centre de ma section le Mercure de France, à quatre heures, un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce mon casque et me troue le crâne. » Il  vient d’être naturalisé français. Il avait fait  cette demande afin de pouvoir s’engager. Il écrit à sa fiancée Madeleine: « On va en ligne tout à l’heure, je t’écris en toute hâte, casqué, et ne sais pas bien ce que l’on va faire. » Il avait demandé à partir au front car Lou (la comtesse Louise de Coligny-Châtillon), son amour d’alors en aimait un autre. Il arrive le 6 avril 1915 sur le front de Champagne. Le 10 décembre, 1915 , il écrit : « La vie de fantassin est peu enviable. Elle est à peine supportable comme officier et il y a tous les risques… Quelle... Lire la suite

Images de Verdun

fév 21, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
Images de Verdun En 1916, la situation sur le front entre les armées allemandes et françaises est bloquée. C’est à Verdun que les Allemands vont attaquer. Du 21 février au 19 décembre 1916 se déroule l’une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale. Aucune autre n’a autant marqué la mémoire des Français que celle de Verdun. La bataille de Verdun prend fin le 15 décembre 1916. Elle aura duré dix mois. Elle ne fut ni la plus meurtrière, ni la plus décisive et pourtant, elle  reste pour les Français le symbole même de la Première Guerre mondiale, le symbole de toutes les horreurs. Plus de 2 millions de belligérants. Le chiffre de 700 000 victimes est souvent avancé et confondu avec le nombre de morts. Il s’agit en réalité du nombre total de victimes de guerre, qui prend aussi en compte les blessés. La bataille a fait 163.000 tués ou disparus du côté français et 143.000 du côté allemand. Morts ou... Lire la suite

Une lettre oubliée

fév 20, 2016 Rubrique : La Grande Guerre, Poésie, Chanson, Musique
Une lettre oubliée texte chanté par  Juliette Nourredine et Guillaume Depardieu Paroles de « une lettre oubliée » d’un soldat de la guerre de 1914-1918 Lyrics Mon amour, ma bien aimée, Me voici trop loin de toi, Comment survivre éloigné De ton coeur et de tes bras ? De mon coeur et de mes bras Tiens, je l’avais oubliée Cette lettre et qui, ma foi, Peut me l’avoir envoyée ? Si tu savais quel ennui Loin de nos jeux amoureux Est-ce André ou est-ce Henri ? Est-ce Paul aux si beaux yeux ? Rien ne distrait la folie Qui m’entoure mais rien ne peut Détourner mon coeur épris Oh non, ça ne peut être lui ! Mon amour, mon feu, ma joie, Je reviendrai, sois-en sûre Vrai, c’est la première fois Que je vois cette écriture. Ton portrait posé sur moi, Me protège et me rassure Cette lettre entre mes doigts Serait-elle une imposture ? Oui, l’enfer est de ce monde Mais le pire est de compter Ces heures, ces jours, ces... Lire la suite

Les tranchées de Verdun

fév 15, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
Soldats français dans une tranchée à Verdun en 1916. Les tranchées de Verdun Extrait d’un discours de François DUHOURCAU, grand mutilé de guerre, dit lors d’une conférence faite en 1939 : « … Alors commençaient les boyaux d’accès, ces canaux de l’enfer, où maints blessés, épaves de la bataille, s’étaient réfugiés, n’en pouvant plus. Ces blessés étaient  trop souvent, hélas, achevés par l’aveugle piétinement des relèves nocturnes. Puis, c’était l’innommable… Sous la cataracte de flamme et d’acier, le champ de bataille de Verdun, celui que nul autre n’a jamais égalé, au dire de tous les combattants qui connurent les autres terrains de morts, ce paysage de planète foudroyée et submergée tout ensemble, où les chicots des arbres et les vestiges du matériel détruit imposaient l’idée ... Lire la suite

La guerre dans la boue

jan 24, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
La guerre dans la boue « Nous vivons ici dans une boue immonde. Il tombe sans cesse des pluies diluviennes et, lorsque le soleil luit soudain, des mouches infectes bourdonnent sur le charnier humide où ont été creusés nos abris et nos tranchées. La glaise des boyaux est remplie de cadavres momifiés, allemands et français, qui se confondent avec la teinte neutre des choses, parmi les armes brisées et les épaves dont le sol de cette région est resté jonché depuis les furieux combats de 1916. Çà et là, une main crispée sort de terre ; un soulier chaussant un tibia apparaît à la suite de quelque éboulement. Nos hommes, indifférents, ou plutôt philosophes, y accrochent leurs bidons. » (Capitaine Paul Flamant du 33ème R.I.) « Nuit du 22 au 23 avril. – Le Ier bataillon du 30ème RI monte à l’attaque du ravin de la Dame. Il a plu, la boue a envahi tout le secteur. Cherchant un abri, un homme s’est jeté dans le boyau, et la boue est... Lire la suite

Guerre des mines 1914-1918

jan 15, 2016 Rubrique : La Grande Guerre
Guerre des mines 1914-1918 « Nous sommes secoués par un choc épouvantable, qui nous soulève sur nos brancards. Le poste de secours tout entier semble avoir explosé. Une poussière formidable nous entre dans les poumons et dans les narines. Si je ne voyais pas le jour à travers la porte, je pourrais me croire enterré. Tout le monde crie. Une mine vient de sauter tout près, on le devine. On se met debout tant bien que mal et on titube jusqu’à la porte. Dehors, une poussière opaque nous empêche de voir à deux mètres, pendant que des blocs de terre énormes tombent de tous les côtés. On sent que les rondins se déplacent. Notre premier réflexe est de nous traîner jusqu’à notre réserve d’eau pour calmer notre gorge qui nous brûle. On donne de l’eau aux blessés, mais ils ne réagissent même pas. On se contente alors de leur en verser un peu sur les lèvres et sur la figure. La poussière s’atténue petit à petit, ... Lire la suite
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