Charles Lansiaux Paris 14/18, la guerre au quotidien

photographie, prise le 14 juillet 1915 Charles Lansiaux

photographie, prise le 14 juillet 1915 Charles Lansiaux

Charles Lansiaux “Aspects de Paris pendant la guerre” 1914-1918

Découverte de Paris il y a un siècle et des répercussions de la guerre.

Organisée pour le centenaire de la première guerre mondiale, l’exposition 14-18 la guerre au quotidien a présenté en 2014 plus de 200 photographies de Charles Lansiaux , un photographe humaniste.

Dès les premiers jours de la mobilisation, il est sorti dans les rues de Paris avec un appareil photographique léger et il a photographié au jour le jour les transformations quotidiennes dans les rues de Paris induites par la guerre. Il les a vendues à la Bibliothèque Nationale de Paris comme des traces d’histoire, et il les a localisées, datées avec un commentaire qui éclaire le contenu des photos.

Il habitait le 14ème arrondissement et beaucoup de ses photos se situent autour de la place Denfert -Rochereau mais il a photographié aussi le centre de Paris comme la rue de Rivoli. Il était très surpris de voir comme Paris pouvait être désert parce que privé de ses voitures, mais il se rendait aussi dans les gares qui étaient le centre névralgique de la vie à Paris avec les départs des mobilisés, les retours des permissionnaires et des blessés.

Dès les premiers jours de la mobilisation, on pensait que la guerre serait courte. Il y a donc eu  un élan enthousiaste et un esprit de revanche.

Mais au mois de septembre les Allemands étaient à 50 km de Paris et le siège de 1870 était encore dans tous les esprits. Après la bataille de la Marne, les Parisiens ont repris confiance, mais dans l’hiver de 1914-1915, on a compris que la guerre serait longue et que c’était une guerre de position.

On s’est acclimaté à cet état de guerre. La vie est devenue de plus en plus dure avec des restrictions alimentaires, de charbon, une flambée des prix, du chômage, beaucoup d’assistance et les hivers 1917, 1918 qui ont été particulièrement rigoureux. Donc les Parisiens ont eu à supporter les répercussion d’une guerre qui leur demeurait invisible et les bombardement ont été aussi en s’accentuant jusqu’à ceux de 1918 par le canon à très longue portée de la Grosse Bertha qui était à plus de 120km de Paris et qui a fait des dégâts importants.





Popularity: 1% [?]

Partagez cet article :


Abonnez-vous au site

Articles liés

Ecrire un message