James Ensor au musée d’Orsay

Ensor autoportrait

James Ensor est exposé au musée d’Orsay.

James Ensor est un peintre belge né à Ostende le 13 avril 1860 et décédé le 19 novembre 1949.

Son père, hommes d’affaires britannique, vint s’installer à Ostende où il se maria. Il fit faillite et rapidement ce fut la famille maternelle d’Ensor qui prit la maison en charge.

Sa mère, sa grand-mère et sa tante tenaient sur la plage un magasin d’objets en coquillages, de souvenirs et de masques de . Sa vie et son oeuvre sont imprégnées de cette atmosphère. Dans l’exposition on voit une  composition de coquillages et une curieuse sirène de la collection du magasin.

Son père fut mis de côté et sombra dans l’alcoolisme. Sur le premier tableau des masques le père ivre porte  un masque de cochon et sa mère un peu sorcière, semble revenir du , et brandit un instrument de musique comme un gourdin.

James Ensor  quitta rapidement l’école, incapable de supporter toute forme d’autorité. Il entra au Beaux-Arts de Bruxelles où il travaillait sans relâche pour des résultats que l’on jugeait médiocres. On lui donna néanmoins un second prix de dessin pour  le récompenser  de son assiduité. Sa mère le considérait comme nul et n’accepta jamais d’accrocher un seul de ses tableaux dans la boutique qui, avec le temps, avait acquis une certaine notoriété.

On lui octroya une mansarde au dernier étage de la maison et un peu d’argent de poche avec lequel il achetait son matériel. Depuis cet atelier il voyait la ville et la mer. Il fuyait les querelles « d’en-bas » et quittait parfois la maison en passant par les toits des voisins. Toute sa vie il fut entretenu par sa famille. Il fut contraint  à ses débuts de regratter plusieurs fois ses toiles pour pouvoir les réutiliser.

Les oeuvres exposées vont de 1880, lorsqu’il a vingt ans, jusqu’à 1904.

L’exposition commence par  un vase en porcelaine surmonté d’un crâne coiffé d’un chapeau à plume (humour et de dérision.)

A ses débuts, Ensor alterna paysages, natures mortes et scènes d’intérieur où il s’attachait à rendre la lumière.
Son modèle favori fut sa sœur.

Coexistence de tableaux très variés aux mêmes époques. Natures mortes très colorées, tableau  d’une Raie avec des tons très acidulés de vert de rose.

Tableaux d’extérieur, bord de mer.

Tableaux et dessins caricaturaux ,Plage d’Ostende.

Tableaux très agressifs : les puissants qui défèquent sur le peuple, les médecins qui dépouillent un malade de ses entrailles, les musiciens jouant Wagner qui pleure au-dessus d’eux pendant que volent les projectiles. Après qu’on lui ait offert un harmonium il composa une œuvre (il ne lisait  ni n’écrivait  la musique mais  s’est beaucoup moqué des musiciens) en n’utilisant que les touches noires par superstition.

Il représentait toujours le visage réel des personnages mais on n’avait pas vraiment de recours contre lui puisque ses tableaux n’étaient pas exposés, sinon dans son atelier.

Animé par un grand élan mystique, il  se met à peindre des paysages illuminés et les thèmes de ses tableaux deviennent religieux. Ensor fait une série : Auréoles, visions du Christ. Il vit une longue période où il ne peut ni exposer ni vendre. Il aborde les thèmes christiques en assimilant sa solitude propre et le rejet du Christ.

Ensor est cofondateur du « groupe des vingt ». On y trouve des peintres, des hommes de lettres, comme Maeterlinck, Verhaeren. Ils organisent des rencontres littéraires ou centrées sur la musique ou le théâtre et des expositions de peinture. C’est pour Ensor la seule opportunité de montrer ses tableaux.

En 1883 il commence la série des masques. Ses tableaux  peuplés de squelettes et de masques grotesques deviennent  plus violents. « L’art d’Ensor devient féroce », écrit Emile Verhaeren. Il représente médecins, chanteurs, vieilles bourgeoises.

Ses nombreuses peintures renvoyant au révèlent sa vision anarchique de la société et de la foule qui sont  perçues comme des menaces. Elles  représentent les grimaces et les angoisses de la face humaine.

La dernière  section de l’exposition est dédiée aux autoportraits. Ensor en a peint toute sa vie, en réalisant plus de cent. Une façon pour lui, selon Verhaeren, d’affirmer sa place dans la société.

Vidéo: Visite de la maison d’Ensor à Ostende

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2 Responses to “James Ensor au musée d’Orsay”

  1. Marie Claire dit :

    Anecdote: en 1942, la radio annonce par erreur le décès de Ensor. Il met alors un costume de deuil et va se recueillir sur un monument bâti à sa gloire quelques années plus tôt…

  2. Evelyne dit :

    Bonjour Martine, je (re)découvre cet excellent article sur Ensor avec plaisir. Bravo.! !

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