L’Art omo en Ethiopie

L’art omo en Ethiopie

Né en 1938 en Allemagne, Hans Silvester fait ses premières photos à l’âge de douze ans. Il a réalisé une longue série de reportages dans le monde entier. Il  est  le photographe des grands problèmes d’environnement.

La peinture sur soi

Ses derniers reportages l’ont mené aux confins de l’Ethiopie,  à trois jours de piste d’Addid-Abeba, dans la vallée de l’Omo où il a photographié pendant six ans les peintures éphémères corporelles et les parures végétales des Mursi et des Surma.
Leur corps longiligne est leur toile.
Cette région offre des pigments : ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune, gris de cendres. Ils appliquent cette argile pigmentée sur leur corps à l’aide de leurs doigts, d’un morceau de bois ou d’un roseau.
Une feuille d’arbuste, des plumes, une grappe de baies, un bout de calebasse brisée, parures empruntées à la nature complètent le tableau.
Il n’y a pas de rites ni de signification religieuse.
C’est un art libre et éphémère enseigné depuis l’enfance. Hommes et femmes utilisent leur corps comme un espace d’expression artistique.

16 janvier 2016

Une grave menace pèse sur la vallée de l’Omo-Basse, en Ethiopie, alors que différents peuples autochtones y vivent, soit environ 200.000 personnes. Un énorme barrage hydro-électrique est en construction sur la rivière Oma pour fournir de l’eau aux grandes plantations commerciales. L’environnement est fragile et les moyens de subsistance des tribus dépendent de la rivière. La basse vallée de l’Oma est une zone de grande beauté où se croisent différents écosystèmes avec l’une des dernières forêts tropicales. Les peuples de la vallée de l’Omo perdent progressivement le contrôle et l’accès à leurs terres.

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One Response to “L’Art omo en Ethiopie”

  1. evelyne dit :

    Absolument magnifique.

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