Le Fantôme de l’Opéra Garnier
L’Opéra Garnier, ou Palais Garnier, est un monument de la seconde moitié du XIX ème siècle construit au temps des transformations
de Paris par Napoléon III et le préfet Hausmann. Lorsque Garnier présenta ses plans à l’Impératrice Eugénie, elle s’étonna :« Quel affreux canard, ce n’est pas du style, ce n’est ni grec ni romain !«
Charles Garnier eut alors une répartie fameuse : « C’est du Napoléon III, Madame ! »
Depuis l’ouverture de l’Opéra Bastille en 1989, on le désigne du nom de son créateur Charles Garnier grand Prix de Rome.
Une nappe phréatique importante, alimentée par un bras préhistorique de la Seine provoquait une inondation permanente.
L’’eau s’infiltrait sans arrêt. Pour contenir la pression des eaux, Garnier fit construire au plus profond des sous-sols de l’Opéra un lac souterrain dans une cuve de béton et de ciment.
Sous la Commune de Paris, les révolutionnaire transformèrent les salles en entrepôts, et lorsque les Versaillais pénétrèrent dans Paris le 21 mai 1871, les souterrains servirent de cachots et des Communards y furent exécutés.
Le Fantôme de l’Opéra
Parmi les légendes nourries par l’Opéra Garnier, la plus populaire serait née du célèbre roman de Gaston Leroux, Le Fantôme de l’Opéra en 1910. Dans cette enquête, un fantôme Erik est traqué par un auteur détective. Il vit secrètement dans les sous-sols de l’opéra Garnier. Il est musicien. Il tombe amoureux d’une chanteuse débutante, mais comme il est défiguré , il lui est difficile de l’approcher. Il signe à l’encre rouge F. de l’O, des lettres de menaces qu’il envoie aux directeurs.
Gaston Leroux s’est inspiré de faits réels survenus à l’Opéra Garnier au XIXème siècle et de l’incendie du bazar de la Charité.
« Des phénomènes étranges se produisent à l’Opéra. Un lustre s’effondre pendant une représentation, un machiniste est retrouvé pendu. Mais le personnage dont certains affirment avoir vu la tête squelettique ne semble être qu’un humain. Les directeurs de l’Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d’un certain « Fantôme de l’Opéra »qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée. Mais, plus étrange encore, une jeune chanteuse orpheline nommée Christine Daaé, recueillie par la femme de son professeur de chant, entend son nom pendant la nuit et elle dirait même avoir vu et rencontré le fameux Fantôme de l’Opéra… »
Le 24 décem
bre 1907, une cérémonie se déroule dans les sous-sols de l’opéra Garnier.
Alfred Clark , le président de la compagnie française du Gramophone enfouit des enregistrements composés de vingt-quatre disques.
Il sont enfermés dans des urnes scellées afin d’apprendre aux hommes de l’avenir quel était alors l’état des machines parlantes,et quelles étaient la voix et l’interprétation des principaux chanteurs .
Gaston Leroux écrit dans son avant-propos :
« On se rappelle que dernièrement, en creusant le sous-sol de l’Opéra, pour y enterrer les voix phonographiées des artistes, le pic des ouvriers a mis à nu un cadavre .Or j’ai eu tout de suite la preuve que ce cadavre était celui du fantôme de l’Opéra ! »
Les urnes ont été ouvertes cent ans après leur enfouissement, en 2007. Un double CD a été édité en 2009 chez Emi Classics, Les Urnes de l’Opéra.
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