Les ballets russes

Diaghilev et les Ballets russes

Opéra Garnier, jusqu’au 23 mai, dans le cadre de l’année culturelle France-Russie 2010.

Serge de Diaghilev (1872-1929) fonde à St Pétersbourg  la revue Le Monde de l’art qui parut de 1898 à 1905. Après avoir organisé une grande exposition, Deux Siècles de peinture et de sculpture russes , il fait connaître à Paris le chanteur russe Chaliapine, puis lance en 1909 les Ballets russes au théâtre du Châtelet.
En France les ballets étaient très appréciés sous le règne de Louis XIV qui était lui-même un excellent danseur. Mais il s’agissait surtout de pas, sans grands mouvements du corps. La musique ne constituait alors qu’un fond sonore sans lien réel avec la chorégraphie.

Cette nouvelle forme de spectacle en appelle à la danse, à la musique, mais aussi à la peinture et bientôt à la poésie. « Dans notre ballet, les danses ne sont que l’une des composantes du spectacle, et même pas la plus importante…La révolution que nous avons opérée dans le ballet concerne peut être moins que les autres le domaine spécifique de la danse, mais avant tout les décors et les costumes ».
L’Orient est mis en scène. L’irruption des couleurs enthousiasme le public  au point d’influencer la mode.

Diaghilev choisit des compositeurs russes: Borodine pour Le Prince Igor , Rimski-Korsakov pour Shéhérazade , puis un jeune élève de ce dernier, Igor Stravinski, à qui il commande la musique de L’Oiseau de feu en 1910.
Il engage des danseurs de l’École impériale de ballet de Saint-Pétersbourg.
Nijinski, invente le bond et semble suspendu en l’air. On découvre alors que le danseur  prend son importance et n’est plus seulement le porteur qui met en valeur la ballerine.
Petrouchka de Stravinsky est burlesque. Nijinski interprète le personnage populaire du pantin émouvant et désarticulé.

Dès 1912, Diaghilev fait appel à des musiciens occidentaux: Ravel pour Daphnis et Chloé , Debussy pour L’Après-Midi d’un faune sur un poème de Mallarmé. La chorégraphie de ce ballet est confiée à Nijinski.
De profil, pieds nus, avec des mouvements et des gestes stylisés à l’extrême, les nymphes forment une frise vivante inspirée des vases grecs, mais, couché sur le voile que l’une d’elles abandonne, le faune choque par sa sensualité.

Dans Le Sacre du printemps scandale musical et la chorégraphie de Nijinsky est jugée « sauvage». Le mariage de Nijinsky entraîne sa rupture avec Diaguilev. Il sombrera dans la folie.

En 1917, Diaghilev engage un nouveau chorégraphe  Massine, qui monte Parade sur un argument de Jean Cocteau et une musique d’Erik Satie. Les costumes de Picasso sont véritables sculptures cubistes.

Importance donnée à la peinture : Picasso, Derain, puis Braque, Matisse, Utrillo, Chirico, Rouault, mais aussi les naïfs, les constructivistes, l’avant-garde russe, les surréalistes.

Vidéo de « L’après-midi d’un faune »



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