Mobilisation générale en France 2 août 1914

août 01, 2014 Rubrique: La Grande Guerre
Le départ des poilus

Le départ des poilus

Mobilisation générale  en France 2 août 1914

Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie avait déclaré la guerre à la Serbie.

Le 31 juillet alors qu’il est assis à une table du Café du croissant, Jean Jaurès est assassiné . Il parlait  « d’oscillation au bord de l’abîme ». Les pacifistes perdent leur leader.

Le 1er août  l’Allemagne déclare la guerre à la Russie qui venait de lever des armées pour lutter contre l’Empire austro-hongrois et l’Allemagne.
Elle envahit le Luxembourg  et pose un ultimatum à la Belgique, pour que celle-ci lui ouvre un droit de passage vers la France afin de contourner les armées françaises.
La Belgique, pays neutre, refuse et mobilise  son armée pour faire face. Le roi des Belges demande l’aide de la France et de la Grande-Bretagne. En France, le président Poincaré appelle à l’Union sacrée. La France et l’Angleterre mobilisent leurs troupes.


Le 2 août mobilisation générale en France.
Le 1er août, au son du tocsin, les Français découvrent les affiches placardées partout en France: le président de la République, par décret, ordonne la mobilisation générale pour le 2 août 1914.
Sont appelés les effectifs actifs ( les derniers appelés qui ont effectué leur service militaire) environ 900 000 hommes et les réservistes âgés de moins de 35 ans soit deux millions de soldats.

Ordre de mobilisation générale du 2 août 1914

Ordre de mobilisation générale du 2 août 1914

Chaque réserviste sait, en consultant son livret individuel de mobilisation, le lieu et le jour auxquels il doit répondre à l’appel.
La territoriale – les hommes âgés de moins de 48 ans – représentent 700 000 soldats.
Les engagés volontaires sont souvent des jeunes qui devancent l’appel.
La moitié des hommes mobilisés dans la guerre de 14 étaient des agriculteurs et des ouvriers agricoles.
Animés par la propagande, les jeunes mobilisés partent au front la fleur au fusil et rejoignent leur régiment sous les encouragements de la foule.
Mais une partie de la population est grave et résignée.

Stefan Zweig évoque « l’ivresse des cris de joie en marchant à l’abattoir » .

« Il n’est pas évident de saisir rétrospectivement des sentiments, des perceptions de contemporains et encore moins de les agréger pour donner une tendance d’ensemble. D’autant que les mots d’une époque (« résignation », par exemple) ne réfèrent pas forcément à l’identique à nos compréhensions d’aujourd’hui. En 1914, les attitudes face à la mobilisation semblent variées. Elles peuvent aussi évoluer  selon les moments et les situations. Il y eut quelques démonstrations d’enthousiasme, mais on ne voit guère de joie dans les quartiers ouvriers de Hambourg, de Berlin, ou dans de nombreuses régions rurales. Beaucoup de témoignages évoquent même de la tristesse. S’il fallait donner une ligne générale, elle tiendrait plus de la résolution et de la résignation que de la « fleur au fusil », véritable mythe que les travaux ont démonté pour les différents pays engagés. Quant à l’Alsace-Moselle, devenue allemande en 1871, si son sort suscite de nombreuses déplorations en France , à l’école comme dans les journaux, rares sont ceux qui la considèrent comme une motivation profonde à faire la guerre en 1914. »Le monde


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2 Responses to “Mobilisation générale en France 2 août 1914”

  1. Eric DYVORNE dit :

    bonjour, ayant créé un blog où je transcris quotidiennement et exactement 100 ans après qu’elles aient été écrites, les mémoires de campagne de mon grand père maternel, je sollicite l’autorisation d’utiliser une photo de votre site qui illustrera un transport de troupe pour le passage suivant (à paraître le 30 septembre 2014):
    « 30 Septembre 1914
    Notre voyage a duré 40 heures. Nous avons littéralement passé de l’aile droite à l’aile gauche des Armées françaises et le détour que nous avons fait pour arriver à ce résultat est fantastique. Après avoir traversé Neufchâteau, Troyes, nous nous sommes dirigés sur Paris que nous avons contourné par le Sud, en empruntant la grande Ceinture. Nous atteignions Rouen en pleine nuit, et le bruit courait que nous débarquions à Serqueux. A cette dernière gare, le Colonel est allé prendre les ordres et, en revenant : « Vous pouvez continuer à dormir, mes enfants, nous sommes encore loin du terme de notre voyage » nous a-t-il dit, sans s’étendre davantage…
    Nous avons dépassé Abbeville, suivi la côte, aperçu la mer et, à Etaples, la Machine s’étant attelée en queue du train, nous repartions vers l’intérieur, laissant derrière nous Béthune et Lens ; finalement, aujourd’hui 30 septembre, vers midi, après deux nuits et une grande journée, nous débarquons en plein pays noir, à Drocourt…… »
    Je vous redonne le site sur lequel vous pourrez prendre connaissance de ce journal de campagne:
    http://unjouruneguerre.canalblog.com/
    ainsi que la page Facebook du Capitaine:
    https://www.facebook.com/unjouruneguerre?skip_nax_wizard=true&ref_type=logout_gear

    ainsi que mon adresse mail: edyvorne@msn.com
    bien cordialement
    Eric Dyvorne

  2. martine dit :

    Bonsoir,
    Bien sûr les photos de mon site sont utilisables, elles ne m’appartiennent pas. Je suis très touchée de votre message. Mon grand-père , lui aussi a fait la guerre de 14 mais je n’en ai aucune trace sinon son livret militaire.
    Je consulterai avec beaucoup d’intérêt les sites dont vous me communiquez l’adresse.

    Bien cordialement
    Martine Derosereuil martine.derosereuil@free.fr

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