Vanités de Caravage à Damien Hirst


VANITÉS DE CARAVAGE À DAMIEN HIRST

Le musée  Maillol a exposé  environ 160 oeuvres: peintures, sculptures, photographies, vidéos, bijoux, objets.
Les mosaïstes de Pompéi, les graveurs de  danses macabres médiévales, les peintres de Vanités du XVIIe siècle, les surréalistes du XXe et les artistes du néo-Pop Art y étaient présentés.

C’est la vie !
« Jamais l’art des vanités n’a été aussi vivant, accaparé par la mode, la musique ou la rue. Crânes et ossements envahissent notre quotidien et s’affichent sur les vêtements, les bijoux, les figurines de publicité, les vidéos et autres pochettes de CD. La mort nous effraie, la mort nous fascine.
A l’origine de cet élan, une petite phrase qui résonne et se démultiplie : « Souviens-toi que tu vas mourir », chuchotait l’esclave à l’oreille du général romain pendant la cérémonie du triomphe. »

C’est une exposition qui remonte le temps : depuis les  Vanités du XXème siècle jusqu’à une mosaïque rare des fouilles de Pompéi.

Les Contemporains

On commence  par les crânes désacralisés aux couleurs acidulées avec des artistes tels qu’ Andy Warhol Keith Haring et ses  petits bonshommes,  Damien Hirst et un de ses crânes  entièrement recouverts de mouches et une reproduction sérigraphiée, recouverte de poussière de diamants . ( Il a réalisé un crâne en platine serti de diamants « For the love of God)

Jan Fabre expose un crâne en ailes de coléoptères, Serena Carone un crâne en paquets de Gauloises, Philippe Cognée un champ de crânes, Annette Messager un crâne composé  de gants en laine et crayons de couleurs

Photographies et sculptures contemporaines
« l’ » de Robert Mapplethorpe, les crânes peints  du Mexicain Gabriel Orozco, Marina Abramovic qui  promène  un squelette sur son dos. La performance rappelle que chacun porte avec lui sa propre mort.
L’exposition complète ce parcours en montrant des bijoux et objets issus de plusieurs collections ( Yves Gastou , collection Codognato de Venise).

Les Modernes et les Classiques
Paul Cézanne peignant des pyramides de crânes dans son atelier, Georges Braque « Atelier au crâne », Picasso
Géricault « Les trois crânes ».

Trois toiles  du XVIIème siècle : Saint François en méditation du Caravage, Saint François agenouillé de Zurbaran et l’Extase de Saint François de Georges de La Tour.

Genovesino entoure une tête de mort d’un corps de Cupidon  endormi ( affiche de l’exposition).
Avec l’apparition de la Nature Morte et  de la Vanité en Hollande, la mort envahit la peinture.
A la fin du Moyen-Age, au XIVème et XVème siècle, danses macabres de squelettes et « memento memori ».

La visite se termine par la pièce la plus ancienne : une petite mosaïque qui couvrait une table à Pompéi.


Les Vanités
Si le terme vanité désigne en premier lieu les natures mortes où le caractère  éphémère des biens ce ce monde symbolisés  par un sablier, un crâne, un verre renversé ou presque vide, un papillon ( âme humaine, fragilité) , il s’applique de façon plus large à toute  représentation de la dépouille humaine -crâne, squelette- rappelant le caractère vain de l’existence.











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One Response to “Vanités de Caravage à Damien Hirst”

  1. Thomas B. dit :

    Une vanité c’est le temps qui passe et la fragilité de l’existence, pas nécessairement une collection de crânes même en diamants…

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